Condom. Rendre le handicap visible aux yeux des élus

  • Les élus Cécile Laurent et Alexandre Baudouin à l'écoute du collectif Access'Cible 32./ Photo DDM Véronique Sachetti.
Les élus Cécile Laurent et Alexandre Baudouin à l'écoute du collectif Access'Cible 32./ Photo DDM Véronique Sachetti.
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Si le rendez-vous avait été manqué avec les élus condomois en 2018, cette année, pour la 2e édition de la Semaine de l'accessibilité, Cécile Laurent, adjointe aux affaires sociales et à la solidarité, et Alexandre Baudouin, conseiller délégué à la jeunesse, sont venus à la rencontre du collectif Access'Cible 32 conduit par Anthony Drapeau-Ecalle, représentant départemental d'APF France Handicap du Gers. «Construisons ensemble un monde accessible à tous», tel est le credo du collectif regroupant 6 associations de personnes en situation de handicaps que sont AFM Téléthon, AHA (Association Handicap Auditif), APF France Handicap, GIHP (Groupement pour l'insertion des personnes handicapées physiques), Handisport et Retina France. Les élus, s'ils le souhaitent, peuvent se mettre en situation en utilisant un fauteuil roulant, chausser des lunettes déformantes simulant un handicap visuel grave comme la DMLA ou encore des casques réduisant l'audition afin de mesurer les difficultés auxquelles sont confrontées au quotidien les personnes en situation de handicap dans leur ville. Loin de revendications vindicatives, le collectif est dans la concertation et le dialogue. La prise en compte des handicaps doit être un réflexe dans les projets des collectivités, c'est ainsi une demande du collectif d'être associé aux projets pour mettre en exergue leurs problèmes. L'accessibilité ne concerne pas seulement les acteurs du monde du handicap mais aussi les personnes âgées, les mamans avec les poussettes ou toute autre personne en situation de handicap temporaire. Si la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées était une avancée, la loi Elan de 2018 est plutôt une régression réduisant très largement la part des logements neufs accessibles aux personnes à mobilité réduite. Comme l'a souligné Anthony Drapeau-Ecalle, «nous sommes des citoyens comme les autres, donnez-nous les moyens de vivre tous les jours». L'inclusion sociale des personnes en situation de handicap reste encore à l'ordre du jour.

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